On n'aurait rien à craindre. Et quand la musique s'arrête, j'ai du mal à ouvrir les yeux.

On n'aurait rien à craindre.                                                                                                                   Et quand la musique s'arrête, j'ai du mal à ouvrir les yeux.


Douze décembre: officiellement responsable de mes actes, mes votes, un agrume d'appartement et trois poissons.























En quelques pas seulement je peux me perdre au loin, si loin dans ma rue. Et même que je n'ose plus regarder le soleil droit dan les yeux: je n'y vois que du feu.
On s'frottera l'un contre l'être à s'en faire cramer le squelette: c'est pas l'alcool qui va m'recoller, mais la colle de tes baisers.
(et parfois même ta langue brille)

# Posté le mardi 11 décembre 2007 13:52

Modifié le jeudi 13 décembre 2007 12:36

J'ai jamais su compter aussi loin.


Pendant qu'au milieu de 80 cowboys (caowboîzzzze) de l'outback australien mon frère attends une dépanneuse pour joindre la seule ville au 500kilomètres à la ronde, je pleure devant des films entre deux grèves de métro et je réchauffe ma bouillote chaque soir.
Holy shit, quel dépaysement.
J'ai jamais su compter aussi loin.

# Posté le mardi 20 novembre 2007 15:23

Brèves de grèves.

Brèves de grèves.
Non, en gros les grèves de métro c'est du monde, beaucoup de monde; de 'lattente, beaucoup d'attente, des efforts pour respirer, des odeurs de vomi, de cheveux sales et de café, des gens qui ralent, des gens qui (m)s'aident, des gens qui pour la première fois sont sympas entre eux, qui rigolent et souhaitent une bonne journée, d'autres qui n'ont pas la palce d'entrer dans le wagon et qui essayent de se mettre entre deux wagons, des photos qu'on ne peut pas aller faire et des cours qu'on rate, les premiers cours magistraux et la rencontre avec un ancien élève de l'école, des bouquins qu'on a envie d'acheter et celui qu'on est obligé d'acheter, des courses à faire et de savant calculs de budget à mener, un ennui à meubler chez soi à grand coup de dvd empruntés et de livres relus.

2h30 de transport-retour, mon frère m'a annonçé qu'aujourd'hui paris a produit autant de CO2 que les îles Fidji en deux ans. Je plains sincérement les chauffeurs qu ont eu le courage de travailler aujourd'hui, entre la folie des voyageurs et les insultes de leurs collègues en grève.

# Posté le vendredi 16 novembre 2007 06:02

Modifié le dimanche 18 novembre 2007 10:26

"J'suis pas né a paris, j'y ai meme pas grandi"

"J'suis pas né a paris, j'y ai meme pas grandi"
Le prix exorbitant des poissons rouges. Les couleurs de l?automne et e froid de l?hiver. L?odeur de mâle des bougies et le vide du flacon le parfum. Les légumes du Ed, et le dernier étage du frigo. Les actimel du matin. Le linge sur l?étendoir, l?étendard. Le rêve de terrorisme à la bombe a 100 ISO et celui du bébé sans accouchement. Les nouvelles live from australia. Les connexions au mac do en attendant mieux. La boîte aux lettres. Les 10 coussins, et le carreau cassé et colmaté au carton ? 200 la fenêtre messieurs dames. Le labo et les tâches de produit chimique sur le pull. La grève ratp et la folie dans le métro. Les expos ratées. Demain, l?ambassade de Géorgie et la sortie d?Harry Potter, a minuit. L?attente impatiente de mon bout de barbu à Paris. Les coups de téléphone et ceux qui n?arrivent pas. Les inventaires de ce qui plairait à qui. Le premier cours de studio. Le canard sur le mur, et les guirlandes de photomatons. La foule de négatifs surexposés, et la découverte du diaphragme coincé. Le soulagement de ne pas forcément être a nulle de service mais juste d?avoir un objectif h.s. La défense et les photos de building, Montmartre et les photos de gens du quotidien. Les quatre pellicules hebdomadaires. La hâte des vacances. Les choses qui s?arrangent petit à petit. Les magnifiques bottines kickers. Les petites annonces de prostitution. Les sans domicile fixe et les vendeurs de fruit exotiques dans le métro. Les livres qui s?épuisent. Les lentilles qui font pleurer. Les chansons qui font rêver. L?accordéoniste de la place des abbesses et ses têtes raides ; l?écran du parvis de la Défense et son Eurosport. Le rugby enfin fini. Les Daniel Pennac à relire. Le coût de la vie. Les prévisions budget du mois prochain et ce qu?il faut attendre pour acheter. Les sacs de nourriture ramenés d?Avignon, le bol de soleil et d?amour du mois. Le cinéma a 9,80 euros plein tarif et sa demi heure de publicités. Caramel magnifique, Joyeuses Funérailles un régal. Bercy village et le Luxembourg. Vouloir aller voir le jardin des plantes. Le bruyant tic-tac de l?horloge et le réveil qui chante « j?veux du soleil ». Le thermos bleu et les tupperware, le canard et l?éléphant du trousseau de clé.
Il me faut un niveau a bulle, un polaroid, un mp3, un objectif correct, un abonnement cinéma, une bonne cinquantaine de livres, une étagère ikéa, un colocataire dans un appartement sympa, un bistro tartines nommé Ginette et Marcel et des séances de piscine à Mistral.
Et samedi vingt sept, placé sous le signe du vingt?
« Te souviens-tu la nuit passée ?
Une nuit pour dormir, l?autre pour s?aimer,
Celle ou ne pouvant parler j?te regardais deviner mes pensées »


Retour le 30. Will you be there ?

# Posté le mercredi 24 octobre 2007 08:36

Modifié le jeudi 01 novembre 2007 12:03

Ohoh, what a terrible mercreday.

Ohoh, what a terrible mercreday.
Je ne sais pas si ça va ou pas. Je ne sais pas si j'aime cette école ou pas. J'attends d'me la faire, mon opinion, puisque de toutes façons là je n'ai pas d'emploi du temps, aucune connaissance des matières de l'année... je suis en prérentré. Ca veut dire que jusqu'a jeudi prochain, quatre demi-journées par semaine, le sénile directeur de ma couteuse école nous enseigne, flanqué de ses assistantes, les bases techniques de la photographie, lundi le boitier, hier la prise de vue dévellopement... Avec petits tests à répétition pour vérifier que l'on écoute (bonne chose) et humilier ceux qui échouent (mauvaise chose, surtout pour se faire engueuler a une réponse fausse près); jugements catégoriques sur les appareils photos que nous avons tous galérés a trouver (le mien est beaucoup trop amateur", m'enfin c'est pas grave je peux le garder, je verrais juste rapidement que je suis désavantagée par rapport aux autres...) cet homme est plutot désagréable mais son enseignement est simple, et on pourrait penser qu'il nous cadre pour qu'on se fixe dès le départ.
Le test pour demain? Faire une pellicule de 36 photos, avec l'aide d'une "cellule", matériel acheté a 160euros qui calcule pour nous les paramètres manuels... puis, rien de plus simple, dévelloper la bobine. A savoir que la seule démontration que l'on a eu s'est faite sous un manchon, espèce de truc noir dans lequel le vieillard en chef glissait ses mains et nous expliquait ce qu'il faisait tandis que nous, assis et ignorants, écoutions.
Je n'ai jamais autant paniqué et angoissé pour faire quelque chose. Jamais autant tatonné; Je me suis coupée sous le manchon en essayant de décapsuler la bobine, j'ai abimée la pellicule en essayant de la faire entrer dans la spire (petit machin rond autour duquel doit s'enrouler la bobine avant d'etre mise dans la cuve du révélateur)... J'ai tout fait, pris la température, fait chauffer au bain marie mes produits pour qu'ils soient tous similaires celsiusement parlant. La bobine était vierge car le film mal engagé dans l'appareil.
J'ai passée une heure d'angoisse pour un film vierge, donc foutu.
Rachat de pellicule, trente six photos faites. Péripéties pour sortir la pellicule, puisque bourriné pour la rembobiner dans l'appareil, donc craquée en deux... immense merci au gentil monsieur fujifilm qui a été eu bien raison de trouver mon école laxiste. Donc là, la bobine est au lavage. Mais je me doute un peu de ce qui sortira dans vingt minutes, parce qu figurez vous, dans ma précipitation de la deuxième fois, j'ai versé un produit dont il ne restait plus grand chose, et qui nétait absolument pas a la bonne température.
Foufou non? J'abandonne pour aujourd'hui, et tant pis s'ils m'humilient. Je n'abandonnerai pas cette école même si elle s'éloigne un peu chaque jour de l'idée que je m'en faisait.
Depuis lundi, j'ai dépensé 68+186+70+5+15 euros en matériel. Faites le calcul. Parce que oui en plus, apparement ils vont nous vendre les pellicules au fil de l'année.
J'ai calculé l'autre jour dans le métro, puisque j'ai trois quart d'heure de transport a chaque trajet, combien ils sont payés par mois.
666,666666666 euros. ILS SONT LE MAL §
Pour entamer un registre plus gai, je me sens seule, fatiguée, grisaillée comme paris, acnéique, et je ne me sens pas si bien que ça dans cet appartement tout le temps vide.

Je veux revoir rochefort du gard :'(

Et en fait là, le négatif a réussi. J'ai dévellopée la première pellicule de ma vie (!). Et vous voyez, c'est un peu comme les douleurs de l'accouchement qu'on oublie devant le bébé. Et puis de toutes façons, je dois m'endurcir, ils nous testent et c'est pas en craquant a la moindre épreuve que je vais le réussir, même si c'est pas normal d'avoir autant d'appréhension aussi vite. Et puis c'est le premier mois le plus difficile, voila tout.

# Posté le mercredi 03 octobre 2007 13:58

Modifié le jeudi 08 novembre 2007 03:31